
L'ostéopathie connaît une forte croissance, qui répond à une demande tout aussi importante. L'ostéopathie est sortie de la clandestinité il y a 2 ans avec la publication des décrets du 25 mars 2007. C'est donc une profession jeune, en plein développement qui n'attend que des passionnés à former.
Sa reconnaissance
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Reconnue par l'O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé), l'ostéopathie est pratiquée partout dans le monde. En France, son développement correspond à l'évolution des attentes des patients en matière de soins. Appréciée pour son approche naturelle et ses évidents résultats, l'ostéopathie est, aujourd'hui, remboursée par un grand nombre de mutuelles. Après les sportifs de haut niveau, toutes les catégories de la population ont progressivement fait appel à l'ostéopathie pour ses vertus préventives et curatives. |
En France, la reconnaissance et la réglementation récente consacrent l'ostéopathie comme l'une des grandes professions de santé et en font un véritable métier d'avenir. Demain, ce sont les hôpitaux, les cliniques et les autres structures de soins qui ouvriront leurs portes aux ostéopathes.
La pratique de l'ostéopathie est ainsi définie par le décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d'exercice de l'ostéopathie (Art.1er) :
« Les praticiens justifiant d'un titre d'ostéopathe sont autorisés à pratiquer des manipulations ayant pour seul but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels du corps humain, à l'exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques. Ces manipulations sont musculo-squelettiques et myo-fasciales, exclusivement manuelles et externes. Ils ne peuvent agir lorsqu'il existe des symptômes justifiant des examens paracliniques.
Pour la prise en charge de ces troubles fonctionnels, l'ostéopathe effectue des actes de manipulations et mobilisations non instrumentales, directes et indirectes, non forcées, dans le respect des recommandations de bonnes pratiques établies par la Haute Autorité de la Santé. »
Une approche globale
L'ostéopathie est une nouvelle manière d'appréhender la santé, visant à restaurer la mobilité, l'équilibre et l'harmonie du corps humain.
Sa pratique est autant préventive que curative. Un patient peut consulter un ostéopathe dans différents cas :
mal de dos chronique, rhumatisme, arthrose et lombalgie
migraine et céphalée
fatigue inexpliquée ou baisse de tonus,
tendinite, tennis elbow,
problèmes cardio vasculaires
problèmes digestifs
troubles dermatologiques
problèmes orl
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| Dès sa naissance, tout être humain peut bénéficier d'un traitement ostéopathique Essentiellement manuelle et non médicamenteuse, l'ostéopathie est une discipline précise, minutieuse et exacte. L'ostéopathe, utilise ses mains comme outils d'analyse et de soin. Il reconnaît et détecte la lésion ostéopathique et permet au corps de retrouver tout son équilibre. Les manipulations de l'ostéopathe vont aussi lutter contre la douleur en la diminuant, voire en l'éliminant. |
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Bien plus qu'une simple thérapie manuelle, l'ostéopathie est une médecine globale qui recherche les causes avant de traiter les effets. Cela nécessite une approche complète du corps humain intégrant tous les facteurs environnementaux (hygiène de vie, habitudes alimentaires...).
L'homme est un tout, il faut donc l'appréhender dans sa globalité.
A la question très souvent posée « Risquons-nous d'avoir trop d'ostéopathes demain ? »
la réponse est catégorique : non !
L'explication est la suivante :
Aujourd'hui, 6 000 ostéopathes exclusifs* sont établis en France, ce qui représente 10 praticiens pour 100 000 habitants. Dans un même temps, 210 000 médecins généralistes** sont recensés, soit 165 pour 100 000 habitants.
Prenons, par ailleurs, l'exemple des psychologues et chirurgiens dentistes, professionnels de santé de 1ère intention, comme l'est un ostéopathe exclusif, qui jouissent d'une certaine indépendance de soins, et qui - tout comme l'ostéopathe - ne sont pas liés à une prescription médicale. Les premiers sont, aujourd'hui en France, 29 pour 100 000 habitants** et les seconds 68 pour 100 000 habitants**.
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Si les écoles d'ostéopathie agréées forment 2000 diplômés par an - moyenne établie compte tenu du fabuleux essor que connaît la profession - alors l'ostéopathie commencera à être représentative sur le territoire français dans 10 ans, lorsque ces 26 000 praticiens représenteront 42 ostéopathes pour 100 000 habitants.
Il y a bien une place pour tous ceux qui souhaitent devenir ostéopathe. Face à cette demande croissante, nous pouvons former de nouveaux ostéopathes. |
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* Selon l'estimation des syndicats professionnels
Nous parlons d'ostéopathes exclusifs car, dans ces chiffres, ne sont pas comptabilisés les médecins ostéopathes, et professionnels de la santé qui ne pratiquent pas exclusivement l'ostéopathie comme, par exemple, les sages femmes, kinésithérapeutes, infirmières, ...
** Source : Adeli
Peu de jeunes ostéopathes exclusifs (8%) s'installent dès l'obtention du diplôme.
Ils préfèrent pratiquer, à la fin de leurs 5 années de formation, l'assistanat et des remplacements. Après un délai constaté en moyenne de 3 ans, ils s'installent en cabinet.
C'est un manque d'expérience pratique en milieu professionnel qui retient le jeune praticien et l'amène à préférer pratiquer auprès de professionnels expérimentés. Il traduit, dans ce comportement, un désir d'accompagnement durant son installation qui le rassurera et lui permettra de développer sereinement sa patientèle.
Majoritairement pratiquée dans le cadre d'un exercice libéral, la profession d'ostéopathe l'est également dans le cadre de structures sportives ou humanitaires.
Le territoire français compte aujourd'hui 6000 ostéopathes exclusifs*, installés majoritairement et de façon très concentrée sur 3 à 4 régions de France. Le territoire français en comptant actuellement 26 (22 en métropole), il y a donc de la place pour les jeunes diplômés !

* Selon l'estimation des syndicats professionnels. Nous parlons d'ostéopathes exclusifs car, dans ces chiffres, ne sont pas comptabilisés les médecins ostéopathes, et professionnels de la santé qui ne pratiquent pas exclusivement l'ostéopathie comme par exemple les sages femmes, kinésithérapeutes, infirmières, ...
On constate, par ailleurs, à la lecture des chiffres recensés, que les jeunes ostéopathes installés dans les communes de moins de 10 000 habitants développent leur activité trois fois plus rapidement que les autres. Nous invitons donc notre profession, et les futurs praticiens, à la plus grande vigilance quant à leur concentration en villes, au détriment de zones plus rurales.